lablaisaille
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FORCE
10) Visions [Bloc Mirage]
le 16/01/2018 16:31
Les écrits que je partage ici ne sont pas de moi. Ils sont tirés de "Magic : l’Assemblée, Treize ans de Multivers", document rédigé par Pierre Cuvelier en 2006, dont les qualités d'écriture et de résumé sont nettement au dessus des miennes. Voici donc sa description de l'extension Visions, dixième extension du jeu (après Mirage), sortie en février 1997. C’est la deuxième extension du bloc Mirage, comprenant les extensions "Mirage", "Visions" et "Aquilon".

L’histoire de Visions raconte la suite de Mirage, un an après le début de la guerre entre Kaervek et les nations de Djamúraa. Les Fémeirefs ont été vaincus par des armées d’esprits et d’horreurs, le Zhalfir est débordé par les réfugiés fémeirefs et par ses propres réfugiés fuyant à l’approche de Kaervek ; l’empire Suq’Ata est contraint de se replier sur ses frontières ; la situation empire. Mais un renversement d’alliance se produit. La magicienne Jolrael, trop facilement dupée par Kaervek car peu habituée à se méfier des machinations humaines après des années de vie parmi les animaux et les hommes-fauves, commence à douter de la sagesse de son alliance, et finalement se retourne contre lui.
Malheureusement, entre temps, Kaervek a détourné la majorité de ses troupes. Jolrael tente alors de délivrer le troisième mage, Mangara, que Kaervek a emprisonné avec son aide dans une Prison d'ambre, entreposée ensuite dans l’un des palais de Jolrael, quelque part dans les jungles de Mwonvuli. Mais elle découvre que Kaervek a placé la prison sous la protection de puissantes runes de garde, empêchant tout autre que lui de délivrer Mangara – ultime preuve de son manque de confiance envers Jolrael, qui laisse augurer du sort qu’il lui réserve quand il la jugera inutile à ses projets…

Voyageant à travers Djamúraa sous forme spirituelle à la recherche d’aide, Jolrael découvre la trace magique de l’île de Téfeiri et découvre que le planeswalker est de retour. Elle va alors le trouver et lui demande son aide. Téfeiri, refusant de se mêler directement au combat, lui procure cependant des conseils précieux. Obéissant aux ingénieuses recommandations du planeswalker, Jolrael entreprend d’envoyer des informations et des directives aux principaux chefs des différentes nations de Djamúraa, sous la forme de songes et de visions qui leur indiqueront l’endroit où est emprisonné Mangara et le moyen de le délivrer.

Quelques semaines plus tard, Azmira la prophétesse, Rashida la tueuse de dragon, le Sidar Djabari et Hakim, le tisseur de légendes, guidés par des rêves prémonitoires, se rencontrent près de la capitale de Zhalfir, Kipamu. Ce sont désormais ces héros, guidés par les mages, qui vaincront Kaervek et sauveront Djamúraa. Leur guide spirituelle est Azmira, dont les dons de prédiction sont renforcés par les visions envoyées par Jolrael et Téfeiri.

Deux groupes de héros sont ainsi formés. Le premier, formé de Hakim et du sidar Djabari, tente de retenir les armées de Kaervek aussi longtemps que possible, tandis que le second, une force d’élite dirigée par Rashida et Azmira, se met en route pour délivrer Mangara de la prison d’ambre.
Hakim et le sidar Djabari retiennent d’abord les armées mort-vivantes de Kaervek autour de la ville d’Ufunguo, située sur la frontière zhalfirine. La ville tombe finalement sous l’attaque, mais le sidar Mwigo se sacrifie héroïquement avec ses troupes pour permettre à un groupe de réfugiés de s’échapper sains et sauf. Guidés par Hakim et Djabari, ils rejoignent la ville de Tefemburu, déjà assiégée, et entreprennent d’attirer autour de la ville toutes les troupes de Kaervek, créant ainsi une brèche qui permet la petite force d’élite de Rashida de passer et de rejoindre la jungle. La défense de la ville est farouche, mais tous savent qu’elle finira inéluctablement par tomber.

Hakim entretient le moral des troupes en racontant des histoires. Un soir, il en raconte une qu’il ne connaissait pas jusqu’à la nuit précédente et qu’il a apprise en rêve : l’histoire d’une ville assiégée dont la population échappe à l’ennemi… Le seul fait de dire l’histoire à haute voix tisse un sortilège, et au crépuscule, les troupes assiégeant la ville s’évanouissent par magie – pour un temps. Hakim et Djabari s’empressent d’évacuer la population, cependant que les ghildmages de la ville, réunis en urgence, laissent derrière eux un puissant piège magique. Le lendemain à la même heure, les troupes de Kaervek, libérées du sortilège, réapparaissent, et, ignorant que la ville est désormais vide, lancent l’assaut. Lorsqu’ils pénètrent dans Tefemburu déserte, le piège magique laissé par les ghildmages se déclenche : une gigantesque sphère d’énergie les enferme dans la ville, puis explose, rasant Tefemburu et une bonne partie des armées de Kaervek.

La souffrance de ses armées fauchées par le sortilège parvient jusqu’à Kaervek, qui ne parvient pas d’abord à savoir comment les habitants de Tefemburu ont réussi à s’échapper. Il utilise le reste de ses pouvoirs pour invoquer des renforts, puis parcourt magiquement le continent. Découvrant à son tour que l’île de Téfeiri est de nouveau habitée, il rassemble ses dernières troupes sur une vaste armada de navires et part pour l’île de Téfeiri, accompagné de Jolrael. Il laisse derrière lui la guerrière-chat Ronradj d'Urborg et ses sbires avec pour mission de garder la prison d’ambre.
Téfeiri détruit l’armada de Kaervek en quelques minutes. Pendant la bataille, Jolrael se retourne à l’improviste contre son soi-disant allié, l’affronte en duel magique et lui inflige des blessures sérieuses. Une vague colossale balaye alors le navire de Kaervek, mais un drakôn, envoyé par Téfeiri, récupère le corps inanimé de Jolrael au dernier moment et la sauve du naufrage.
Kaervek parvient par miracle à regagner la côte et se traîne jusqu’aux marais d’Uuserk, comptant utiliser leurs vastes réserves magiques naturelles pour restaurer ses forces. Mais il fait une rencontre inattendue : rien moins qu’une cité volante, la cité-tombeau d’Akou, la nécropole mobile des nobles de Zhalfir, flottant au-dessus du sol, dirigée par la guilde du Formeur d’Ombres. Les gardiens de la cité sentent la présence de Kaervek et se préparent aussitôt à combattre.

Pendant ce temps, le groupe de Rashida et d’Azmira se dirige à toute force vers la jungle de Mwonvuli, mais les sauveteurs de Mangara sont ralentis par de nombreuses rencontres hostiles, et désespèrent d’atteindre la prison d’ambre avant le retour de Kaervek. Une solution atterrit à l’improviste près d’eux : l’Aquilon (anciennement le brise légère), le vaisseau volant de Sissay. Celle-ci a été forcée d’atterrir dans les parages pour réparer après une attaque de dragon, et s’est ensuite dirigée dans leur direction, poussée par une force mystérieuse. Mise au courant de la situation, Sissay place le vaisseau à la disposition du groupe.

En moins de vingt-quatre heures, l’Aquilon, guidé par les indications d’Azmira et de Rashida, elles-mêmes guidées par leurs visions, atteint le palais de Jolrael où est emprisonné Mangara. L’élite des desquameurs et les gardiens de la prison, avec Ronradj à leur tête, entament un combat sans merci, mais le petit groupe s’achemine vers une cuisante défaite. En désespoir de cause, Rashida utilise un artefact, un Masque de dragon qui lui confère une puissance effrayante. Elle massacre les derniers gardiens de la prison, puis s’effondre à terre, vidée de ses forces et horrifiée par la sauvagerie que lui a conférée le masque. Pendant ce temps, Azmira a entamé le rituel magique nécessaire pour briser la prison, mais il n’est pas encore terminé. La dernière gardienne survivante, Ronradj, se jette sur Azmira sous les yeux de Rashida impuissante. Mais la concentration d’Azmira est telle que les blessures infligées par Ronradj ne suffisent pas à l’interrompre. Sacrifiant son propre corps mortellement blessé, Azmira achève le rituel : la prison d’ambre explose, Mangara est libre.

Mangara, bien qu’emprisonné depuis des années, est parfaitement au courant de la situation sur Djamúraa, car la prison d’ambre ne l’empêchait pas d’observer magiquement les environs. Il se téléporte aussitôt dans les marais d’Uusek et assaille Kaervek par surprise. Mais Kaervek, en nécromancien usant de la magie noire des marais, est en terrain favorable et a tôt fait de prendre l’avantage. Les gardiens de la cité d’Akou envoient plusieurs djinns contre Kaervek. Celui-ci en prend magiquement le contrôle et les retourne contre Mangara… agissant ainsi sans le savoir selon le plan conçu par les gardiens d’Akou pour aider Mangara, car les djinns ont la curieuse propriété d’accroître le pouvoir de ceux qu’ils attaquent, ce qu’ignore Kaervek. Mangara invoque alors ses vieux alliés, les elfes quirionais, qui blessent Kaervek de leurs flèches ; avant que le nécromant n’ait le temps de se ressaisir, Mangara s’empare de lui et l’expédie pour l’éternité… dans une nouvelle Prison d'ambre.

Privés de leur chef et de toute raison de combattre, les derniers partisans de Kaervek ne résistent pas longtemps aux armées de Rashida et du sidar Dhabari et s’enfuient dans les montagnes. Les viashinos, depuis longtemps peu convaincus du bien-fondé du combat, retournent dans le Grand Désert de l’Est avec leurs alliés dragons.

Mangara s’attelle à la reconstruction de Zhalfir et de Fémeiref, désormais réconciliés. L’empire Suq’Ata a finalement peu souffert de la guerre, hormis quelques créatures ténébreuses installées là pendant la guerre. Azmira est honorée comme martyre de guerre sous le nom de « sainte vengeresse ». On suppose que Ronradj a été tuée au moment de l’explosion de la prison d’ambre, mais son corps n’a jamais été retrouvé. Quant à Jolrael, elle retourne vivre dans la jungle de Mwonvuli, avec pour seule compagnie celle de ses animaux, et parfois de Téfeiri, qui lui rend visite à l’occasion.
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FORCE
le 04/04/2018 14:07
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