che33


DEMON
13) Forteresse [Bloc Tempête]
le 31/03/2018 14:22
Les écrits que je partage ici ne sont pas de moi. Ils sont tirés de "Magic : l’Assemblée, Treize ans de Multivers", document rédigé par Pierre Cuvelier en 2006, dont les qualités d'écriture et de résumé sont nettement au dessus des miennes. Voici donc sa description de l'extension Forteresse, treizième extension du jeu (après Tempête), sortie en mars 1998. C’est la deuxième extension du bloc Tempête, comprenant les extensions "Tempête", "Forteresse" et "Exode". 


L’Aquilon s’approche donc de la Forteresse, longeant prudemment les bâtiments disjoints en forme de bulles suspendus entre elle et les parois par d’étroites langues de pierre. Soudain, sur l’un des ponts, un garde aperçoit le vaisseau volant. Rapide comme l’éclair, Mirri franchit le bastingage, bondit sur lui et lui tranche la gorge avant qu’il n’ait pu donner l’alerte. Gerrard, Crovax et Starke la rejoignent. Gerrard s’empare de l’épée du garde pour en munir Sissay lorsqu’ils l’auront retrouvé. Starke recommande au petit groupe de chercher en priorité dans le donjon et dans le saint des saints de la Forteresse, la Salle du rêve. 
Sur sa route, le groupe rencontre une des expériences de Wöhlrajh, un changeforme. Le changeforme s’enfuit en prenant la forme d’un ange. Cette vue rappelle à Crovax la façon dont Wöhlrajh a massacré sa famille et capturé son ange gardien, Sélénia. Pris d’un soudain accès de furie, il s’élance à la poursuite de la créature. Lorsque ses compagnons le rejoignent, ils découvrent qu’il lui a arraché les ailes cruellement avant de la tuer. Mécontent, Gerrard ordonne à Crovax de retourner au vaisseau, mais Crovax réplique qu’il est ici pour retrouver Sélénia. Le groupe est néanmoins choqué par ce déploiement de violence inattendu. 
La pièce où Crovax a poursuivi le changeforme est une gigantesque salle des cartes. En son centre trône un dispositif magique où une illusion tridimensionnelle représente un globe terrestre qu’une vague sombre recouvre peu à peu. Gerrard l’étudie attentivement. « Mais c’est Dominaria ! » s’écrie-t-il. Wöhlrajh se prépare à envahir Dominaria… 
Soudain, une image de Wöhlrajh apparaît juste derrière Mirri et une voix tonne dans toute la Forteresse. C’est une alarme… mais pas à leur sujet. Elle donne des ordres concernant des troubles à l’extérieur de la Forteresse. Et de fait : pendant que l’Aquilon pénétrait dans la Forteresse, les troupes fraîchement alliées des elfes de Linciel et des humains vecs, guidés par Eladämri et l’Oracle en-Vec, se sont rassemblées à l’orée de la forêt, et à présent ils se lancent en nombre à l’attaque de la montagne. Les moggs de Wöhlrajh s’élancent pour leur barrer la route et la bataille s’engage, un véritable bain de sang. Mais même si l’alarme n’est pas dirigée contre eux, l’image surdimensionnée de Wöhlrajh est effrayante. « Toutes les troupes au rapport aux postes d’invasion ! Grêvën il-Vec, retourne au Prédateur. » Cette voix semble curieusement familière à Gerrard, comme surgie d’un lointain passé. 
Les sauveteurs poursuivent leur chemin dans la Forteresse, progressant vers les étages. A un moment donné, ils se trouvent devant un pont étroit qui semble mener aux geôles. Le pont n’est pas gardé. Mais dès que Gerrard y pose le pied, le piègepont, construit en fluipierre, s’anime et l’attaque furieusement. Inutile de garder un pont qui se garde lui-même ! Gerrard n’a que le temps de battre en retraite. Pour distraire le piègepont, Gerrard retourner chercher le cadavre du changeforme tué par Crovax et le lance sur le pont, qui se jette avidement dessus, laissant à peine le temps de passer à Gerrard, Mirri, Crovax et Starke. 
Ils parviennent alors dans les geôles. Dans l’une des cellules qui servent aussi de salles de torture, ils découvrent Karn traumatisé. Le golem était enfermé dans une salle remplie de moggs et dont le sol ondulait constamment : Karn, déséquilibré, ne cessait de tomber sur les moggs et de les écraser, causant ainsi mort involontaire sur mort involontaire. Lorsque Gerrard ouvre la porte, les moggs survivants sont trop heureux de s’enfuir sans demander leur reste. Mais comment Wöhlrajh pouvait-il savoir que Karn avait fait voeu de ne jamais blesser ou tuer d’autres êtres vivants ? Soudain Gerrard comprend tout : Wöhlrajh n’est autre que son ancien frère, Vuel. Vuel est le seul autre survivant du clan du sidar Kondo, la seule autre personne qui connaissait Karn, et le seul dont la cruauté a pu inventer une pareille forme de torture. Voilà pourquoi sa voix semblait si familière à Gerrard. 
Dans une autre cellule, ils trouvent Tahngarth, à temps pour interrompre les terribles mutations que les mécanismes de la chambre de torture ont commencé à lui faire subir. Tahngarth mugit de fureur : il a échappé à Wöhlrajh, mais le voilà enlaidi à jamais. Gerrard lui tend l’épée du garde et le minotaure reprend aussitôt courage. 
Fouillées rapidement, les autres cellules ne contiennent que des expériences ratées de Wöhlrajh, toutes plus difformes les unes que les autres. Mais Gerrard et Mirri découvrent une pièce attenante, un laboratoire de Wöhlrajh, où ils aperçoivent Sissay enfermée dans un cylindre de verre. Le briser risque de blesser leur capitaine, mais ils n’ont pas d’autre solution pour la libérer. Le cylindre explose sous leurs coups, et Sissay en sort, désorientée, et tend la main à Gerrard pour qu’il l’aide à se relever. Mais avant que Gerrard n’ait pu la toucher, Mirri, alertée par son odorat, siffle de rage et, d’un coup de griffe, ouvre la main de Sissay, qui pousse un rugissement et change subitement d’apparence : c’était le changeforme de Wöhlrajh, une masse informe de tentacules qui, démasquée, s’enfuit dans un coin. Le groupe poursuit son chemin en hâte. 
Lorsqu’ils parviennent à un nouveau pont, une silhouette s’approche, volant dans les airs : Sélénia, qui fond sur Crovax par surprise. Mirri s’interpose et lui évite une blessure mortelle, mais se retrouve elle-même sérieusement blessée au ventre. Crovax, qui entre temps a dégainé son épée, s’interpose à son tour devant Mirri et engage un duel avec son ange. Curieux duel, dont les deux participants pleurent et combattent malgré eux : Sélénia parce qu’elle est impuissante à rompre le contrôle magique imposé par Wöhlrajh, Crovax parce qu’il sait qu’il va devoir tuer lui-même le dernier être qui le rattache à sa famille massacrée, et parce qu’il aime Sélénia depuis toujours. A un moment donné, Sélénia abaisse délibérément sa garde et s’immobilise : la lame de Crovax la frappe en plein. Sélénia se brise comme du verre en éclats de magie noire et blanche. Ces éclats filent vers Crovax et pénètrent son corps. En tuant Sélénia, Crovax a achevé la destruction involontaire de tout ce qu’il aime : sa malédiction l’a finalement rattrapé. Il s’effondre par terre, à côté de l’épée de Sélénia, et devient pâle comme un linge. Il ne parvient pas à reprendre son souffle et son esprit est confus. Ses ongles grandissent en griffes, ses canines s’allongent, ses yeux deviennent rouges. Il aimerait être encore un homme ; le voilà pourtant devenu autre chose – qu’il le veuille ou non, il est à présent un vampire, Crovax le maudit. Mais qui le remarque dans la précipitation générale ? 
Gerrard confie Mirri et Crovax à Tahngarth et à Karn, et leur demande de retourner au vaisseau pendant que lui-même et Starke poursuivront les recherches. Starke indique à Gerrard que le chemin le plus court vers la Salle du rêve passe par les jardins de Wöhlrajh. Gerrard dit à Tahngarth d’indiquer à Hanna de venir les attendre avec l’Aquilon au-dessus des jardins : ils ne risquent pas de s’attarder dans la Forteresse une fois Sissay retrouvée. 
Sur le chemin du retour, Karn s’immobilise soudain : il sent la présence de l’Héritage. Cela veut dire que les artefacts sont à proximité les uns des autres et qu’ils sont tout près. Mais Tahngarth ne peut pas abandonner Mirri et Crovax à eux-mêmes. Il laisse donc Karn suivre la piste seul et continue en direction du vaisseau. De son côté, Karn découvre un étroit passage qui, franchi, débouche sur une salle gigantesque. Là, sous son nez, sont rassemblés les artefacts de l’Héritage que les moggs avaient pillé dans les cales de l’Aquilon. Mais la salle est gardée par une énorme créature : rien moins que la Reine des slivoïdes, que Wöhlrajh retient prisonnière dans sa Forteresse pour mieux contrôler les essaims qui logent dans la montagne. La Reine est capable d’engendrer rapidement de nombreux petits slivoïdes et dispose déjà d’un petit essaim. Elle aperçoit Karn aussitôt et s’apprête à attaquer, mais Karn montre comment les objets déposés dans la salle s’ajustent dans différents logements prévus sur son corps de golem, et explique par gestes que les artefacts de l’Héritage font partie de lui comme les slivoïdes font partie de leur Reine. Miraculeusement, la Reine comprend, rappelle ses petits à elle et le laisse partir avec les artefacts
Dans le même temps, Gerrard et Starke débouchent dans les jardins de Wöhlrajh, juste à temps pour voir une grande ombre planer au-dessus d’eux : le Prédateur de Grêvën il-Vec. Gerrard entraîne Starke sous le couvert des plantes et tous deux attendent avec angoisse tandis que le vaisseau passe juste au-dessus, mais leur présence n’est pas remarquée. Ils avancent alors le plus vite possible, mais sont pris à parti par des créatures aux allures d’escargots géants, des épix. Gerrard finit par s’en débarrasser, mais a été séparé de Starke pendant le combat. Il le retrouve ligoté par des vignes étrangleuses et sur le po..., dont une liane s’est emparée. Gerrard libère Starke en quelques coups d’épée et tous deux s’enfuient à toute vitesse de ces « jardins » peu fréquentables. 
Gerrard et Starke s’avancent encore et gagnent finalement le cœur de la Forteresse : la tour où se trouve la Salle du rêve. Elle n’a pas de porte, seulement des balcons tous situés en hauteur. Gerrard gravit le premier la difficile paroi de fluipierre, qui glisse sans cesse pour lui ôter toute prise. Starke le regarde faire nerveusement. Ils ignorent tous les deux que Wöhlrajh est au courant de leur venue, les regarde faire depuis leur entrée dans la Forteresse, aurait pu les arrêter mille fois s’il l’avait voulu, et attend avec une satisfaction insigne de se charger d’eux lui-même, à sa façon. 
Gerrard atteint finalement le sommet et pénètre dans la tour. Il est arrivé dans la Salle du rêve. Là, il est soudain bombardé de visions de toutes sortes, qui semblent tout droit sorties de l’esprit de Wöhlrajh. Il revoit le rite de passage du jeune Vuel, dans lequel il est intervenu pour sauver la vie de celui qui était à l’époque son frère. Il voit ensuite la destruction du clan et la mort du sidar Kondo sous les coups de Vuel et de ses forces. Puis il est assailli par des formes horribles qui se combinent autour de la silhouette d’un jeune homme, toujours Vuel, et le métamorphosent et le corrompent à jamais en échange des grands pouvoirs qui deviennent alors les siens. La voix désincarnée de Wöhlrajh résonne dans la salle cependant que de nouvelles visions remplacent ces images du passé par les projets à venir de l’incarmal, la conquête de Dominaria par les sombres armées de celui qu’il sert, et Gerrard torturé à ses pieds. 
Gerrard appelle Wöhlrajh par le nom de Vuel, Vuel le fils du sidar qui les a élevés tous les deux, Vuel le voleur qui a dérobé l’Héritage à Gerrard. Wöhlrajh réplique que Gerrard s’est montré indigne de son clan en refusant l’Héritage au moment où sa famille le lui a remis, et refuse même de porter le petit pendentif en forme de sablier auquel ses parents accordaient tant de valeur. Gerrard répond que c’est délibérément qu’il ne l’a pas apporté sur lui, sachant bien que Wöhlrajh le convoitait autant que le reste de l’Héritage. Wöhlrajh raille alors Gerrard pour s’être montré si prévisible : Sissay était évidemment un appât pour l’attirer sur Rajh, lui et l’Aquilon, mais Gerrard est venu tout de même, non seulement par honneur, mais aussi parce qu’il est imbu de lui-même. 
Wöhlrajh se montre finalement, portant sur la tête un heaume luisant d’une lueur inquiétante. 
A ce moment précis, Starke, qui entre temps avait suivi Gerrard, émerge de l’ombre dans le dos de l’incarmal et enfonce son poignard entre ses omoplates. Wöhlrajh se retourne, repousse Starke avec une facilité déconcertante, ôte l’arme plantée dans son dos et éclate de rire tandis que la blessure se referme en quelques secondes. Wöhlrajh se tourne de nouveau vers Gerrard et lui rappelle tout le mal qu’il lui a fait… et tout le mal que Gerrard subira en retour. 
L’incarmal s’éloigne vers les profondeurs de la salle. Gerrard le suit, pour se retrouver face à deux silhouettes armées d’épées : une jeune femme aux cheveux roux, et l’autre, grande, amaigrie, vêtue de rouge, ses cheveux toujours rassemblés en une seule longue tresse : Sissay, la capitaine de l’Aquilon. Les yeux des deux femmes luisent de la même lueur que le heaume .... Gerrard, qui cherche un moyen de désarmer Sissay sans la tuer, combat d’abord la jeune femme rousse, mais Starke crie de ne pas la tuer, que c’est sa fille, Takara. Il s’interpose, mais n’a plus d’arme ; d’un coup d’épée, Takara lui lacère les yeux et l’aveugle irrémédiablement. Gerrard en profite pour se glisser derrière elle et l’assommer. Il doit ensuite affronter Sissay, qui se révèle beaucoup plus difficile. Après un combat incertain, Gerrard parvient à déséquilibrer Sissay et l’assomme avec le pommeau de son épée. Tandis que Sissay s’effondre au sol, Gerrard s’élance à la poursuite de Wöhlrajh. 
Il retrouve l’incarmal à l’autre bout de la salle, près d’un escalier. Le duel s’engage. Soudain, Tahngarth fait irruption dans l’escalier. Tous deux prennent l’avantage sur Wöhlrajh. Gerrard lui décoche un vigoureux coup de poing qui envoie voler le heaume dans l’escalier et déséquilibre Wöhlrajh, qui tombe à son tour. Tahngarth rugit de triomphe au moment où Gerrard porte le coup de grâce à l’incarmal… mais Gerrard a reconnu des marques de griffes sur la main de Wöhlrajh, et de fait : mort, le faux incarmal reprend sa véritable forme, celle du changeforme auquel Gerrard et Mirri avaient déjà eu affaire dans les laboratoires. 
Gerrard est furieux, et exige de savoir comment Tahngarth les a rejoints malgré ses ordres. Le minotaure explique qu’il a suivi leur piste jusqu’à la tour. Une porte s’est ouverte brièvement (la même par laquelle Wöhlrajh s’est enfui ?) et il a pu entrer. Gerrard récupère le heaume de Wöhlrajh, puis insiste pour poursuivre l’incarmal. Mais Tahngarth refuse : ils sont venus avant tout pour sauver Sissay. Gerrard se résigne. 
De retour à la Salle du rêve, ils retrouvent Takara et Sissay libérées du contrôle mental imposé par le heaume de Wöhlrajh. Takara, accablée de remord, bande les yeux de Starke. Sissay reconnaît Starke : c’est le traître qui a aidé à son enlèvement ! Takara s’apprête à s’interposer. Gerrard calme tout le monde : ce n’est pas le moment de régler ce genre de comptes, il faut d’abord que tout le monde quitte la Forteresse vivant. Au même moment, le fracas des cors de guerre et des armes éclate plus proche tandis que la bataille fait rage de plus en plus près de la montagne, et la voix de Wöhlrajh résonne de nouveau par toute la Forteresse, exhortant ses troupes à un combat sans merci. 
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lablaisaille
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FORCE
le 04/04/2018 14:09
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